Ensemble Polyphonique de Versailles Du siècle des lumières à nos jours

Le 15 avril 2016 à 20h30

Requiem de DURUFLÉ – Messe brève en ré et Rejoice in the lamb de BRITTEN

MAISONS-LAFFITTE - Eglise Saint-Nicolas

Concert à 20h30 – libre participation aux frais

  • Maurice DURUFLÉ –  Requiem, pour choeur, soprano et baryton soli, et orgue

Cette œuvre, présentée ici dans sa 2ème version pour chœur et orgue, fut dédiée par Maurice Duruflé à la mémoire de son père. Elle s'inscrit dans la tradition française de l'oratorio et puise largement dans l'inspiration mélodique du chant grégorien, comme l’indiquait le compositeur : « D'une façon générale, j'ai surtout cherché à me pénétrer du style particulier des thèmes grégoriens. Ainsi me suis-je efforcé de concilier, dans la mesure du possible, la rythmique grégorienne, telle qu'elle a été fixée par les Bénédictins de Solesmes, avec les exigences de la mesure moderne….. ».

Ce Requiem n'est donc jamais tragique ni « théâtral ». Il s'inscrit dans la descendance directe de celui de FAURÉ et sa réussite est liée à la fusion d'éléments disparates en un creuset de pure musique religieuse (rare au XXème siècle), dégageant autant d'humanité que de haute spiritualité.

  • Benjamin BRITTEN – Rejoice in the lamb (1943) pour choeur, 4 solistes et orgue

Composé pour la célébration du 50ème anniversaire de l’église St Matthew de Northampton, ce motet fut écrit par Britten sur un texte intitulé Jubilate agno du poète Christopher Smart (1722-1771). Frappé, dès 1756, d’une “manie religieuse” incontrôlable qui l’amena à être interné dans un asile d’aliénés, Smart composa des pages traversées par la vision d’une présence divine qui transparaît en tout être et en toute chose. Le Jubilate agno célèbre ainsi l’omniprésence de Dieu – autant chez l’homme que l’animal, le chat que la souris, les lettres, les fleurs, les instruments et les sons – tout en constituant de manière poignante un témoignage de l’existence, des pensées et des souffrances du poète au cours de ses années d’internement.

Britten sélectionna et organisa en dix brèves sections quelques-uns des plus beaux passages de ce texte long et décousu, parmi lesquels celui consacré par Smart à son chat Jeoffrey. Le compositeur sut adapter des équivalents musicaux très mobiles à la rapidité des images enchaînées par le poème, tout en conservant une parfaite unité de conception. Il donna naissance à un style de composition ecclésiastique d’une beaucoup plus grande liberté.

  • Benjamin BRITTEN – Messe brève en ré (1959) pour voix de femmes et orgue

Composée en 1959 pour les garçons du chœur de la Cathédrale de Westminster, la Messe brève est l'une des premières œuvres de Britten sur un texte latin, qu'il utilisa comme un « matériau phonétique ». Cette courte pièce est cependant une oeuvre maîtresse qui allie le caractère de la musique pour voix d'enfants avec un strict respect de la liturgie. Remarquablement concise, cette messe fait abondamment appel au timbre incisif des sopranos dans une musique d'une vivacité rythmique débordante.

  • Maurice DURUFLÉ

Adagio et choral varié sur le thème du Veni Creator op. 4 (1930)  et Prélude et fugue sur le nom d’Alain op. 7 (1942), pour orgue

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