Ensemble Polyphonique de Versailles Du siècle des lumières à nos jours

Le 27 novembre 2016 à 16h00

MOZART – BERNSTEIN – IVES

PARIS - Eglise St Louis-en-l'Ile

BERNSTEIN - IVES - MOZART

Un programme contrasté menant de la Vienne du 18ème siècle au New-York du 20ème siècle. Il présente deux grands classiques du répertoire choral religieux, que relie un continuum sonore, paysage cosmique en forme de question.(Voir le programme)

Tarif : 20 € en prévente / 25 € le soir du concert

Leonard BERNSTEIN – Chichester Psalms

Chichester Psalms est une œuvre pour chœur mixte, solo d’enfant ou de contre-ténor et orchestre, du compositeur américain Leonard Bernstein écrite en 1965 sur le Livre des Psaumes de la Bible hébraïque. Cette pièce a été commandée à Bernstein par le révérend Walter Hussey, doyen de la cathédrale de Chichester dans le Sussex en Angleterre pour le festival de Chichester. Le texte, tiré de six psaumes différents, reflète non seulement les racines juives de Bernstein mais également, et de manière poignante, son engagement pour la paix dans le monde.

Pourquoi les nations ont-elles frémi ? Pourquoi les peuples ont-ils médité de vains complots ? Ainsi commence la complainte initiale du 2ème Psaume suivie par l'appel strident au peuple pour qu'il se rebelle contre leurs maîtres impies : Rompons, disent-ils, leurs liens Et rejetons loin de nous leur joug. Le pianissimo final qui délivre le message du Psaume 133 : Voyez comme il est bon et agréable pour les peuples de vivre ensemble en harmonie peut être vu comme le propre appel de Bernstein aux êtres humains pour qu'ils s'engagent à s'unir dans l'harmonie et dans la paix.

Wolfgang A. MOZART – Requiem

La messe de Requiem en ré mineur (KV 626), composée en 1791, est une œuvre de la dernière année de la vie de Mozart, mais pas exactement la dernière œuvre du compositeur. Chef-d'œuvre inachevé, testament musical, composition sacrée intemporelle et dépassant le cadre liturgique, le Requiem de Mozart accumule les superlatifs. Mozart l'aurait même composé en pressentant sa propre mort. Il s'agissait en fait d'une commande du Comte Walsegg pour les funérailles de son épouse. Le commanditaire ne pouvait faire un meilleur choix en la personne de Mozart, alors tout récemment nommé vice-maître de chapelle à la Cathédrale Saint-Etienne, et qui poursuivait son travail sur la forme musicale de la messe, dans un souci de renouvellement. Compositeur d'opéra surdoué et de premier plan à Vienne, il était aussi le gage d'une certaine “aura”, même si le Comte s'attribuait la paternité de ses autres commandes avant de révéler l'originale. La tonalité de ré mineur est très significative : Mozart ne l'a employée que dans des œuvres où il est question de souffrance rédemptrice, par exemple, dans Don Giovanni. À sa mort, le 5 décembre 1791, le compositeur avait achevé entièrement le Requiem et le Kyrie, et défini pour une bonne part le contenu des cinq numéros suivants, du Dies Irae au Confutatis. C'est à son élève Franz-Xaver Sussmayr qu'incombera la lourde tâche de compléter cette musique sans la trahir.

Charles IVES – The Unanswered Question
Avec “The Unanswered Question (1906 révisé en 1930-35), pièce écrite pour une formation très inhabituelle de trompette soliste, quatre flûtes, et quatuor à cordes, Charles Ives posa l’environnement musical et sonore qui restera comme son style. Les cordes, situées hors de la scène, jouent très lentement, tandis que la trompette, seule face au public, joue à différentes occasions des motifs très courts que Ives décrit comme « l’éternelle question de l’existence ». A chaque fois, les flûtes, sur scène, répondent à la trompette par une explosion stridente, excepté la toute dernière fois : c’est la question sans réponse (the unanswered question).
The Unanswered Question est la première oeuvre du 20e siècle qui utilise la spacialisation du son comme un élément majeur de la composition.

Notre prochain concert